La réparation d’un bateau en fibre: Carolina Skiff J14

Le dernier week-end j’ai opté pour un grand nettoyage du bateau afin de le préparer au mieux pour l’année 2017.

Après un grand nettoyage de la moquette et de chaque endroit à l’intérieur du bateau, j’ai opté pour une petite vérification de l’extérieur de la coque…

J’ai eu quelques mauvaises surprises… Pour l’instant rien de très grave, des impacts sur la coque du à des pierres sur la route, les accostages agressifs en temps de crues… Rien de bien anormal et dommageable.

Je prenais un peu d’eau depuis quelques semaines, donc j’ai décidé de mettre de l’eau dans la coque afin de voir une possible perte… Mon bouchon de nable ne faisant plus étanchéité complète, je ne m’inquiète pas . Puis je remarque de l’eau au niveau du milieu du bateau, plus conséquent…

Et là je m’inquiète bien plus …

J’ai décidé de mettre le bateau sur cale pour évaluer les dégâts et préparer au mieux les réparations…

Je tombe nez à nez sur une fissure de 10 cm avec un trou de 3 cm par 0,5cm…  Après un nettoyage basique de l’endroit, je m’aperçois des lésions, d’après ce que j’ai pu comprendre, afin de réparer au lieu la fibre, il faudra alors enlever tout morceau pourri ou qui se détacherait facilement, ainsi que percer les deux extrémités de la fissure afin de limiter toutes continuités de cette dernière.

Après avoir préparé le support, j’ai été acheter le matériel nécessaire à la réalisation auprès d’un magasin de bateau à Longeville- les-Metz.

J’ai pu faire l’achat de mastic fibrocoque, du gelcoat et quelques spatules dont j’avais besoin pour les mettre en oeuvre. Le Mastic me servira à reboucher le trou et refaire le surfaçage de la déformation une fois avoir dégraissé et nettoyé l’endroit. La mise en place du mastic ne me pose pas de soucis particulier, il faudra juste veiller à bien nettoyage la zone et enlever la poussière ainsi que de dégraisser la zone.

 

Une fois le mastic ayant séché, un ponçage à l’aide d’une ponceuse excentrique est plus préférable afin d’épouser au mieux la forme du bateau, là en l’occurrence cela ne reste qu’un plat, donc enlever l’excédent pour enfin re-dégraisser et nettoyer la zone pour préparer le gelcoat.

 

 

Le Gelcoat est de base liquide comme de la peinture, il se produit une réaction chimique à l’aide du durcisseur. Au bout de 7 min, une période de « gelation » est attendu ce qui rend possible la mise en place de celui ci en spatule sur une couche allant jusque 1 mm. Il interviendra dans la protection de la fibre, donnera une certaine étanchéité,  ainsi qu’un lissage de finition. Si l’on veut parvenir à une finition irréprochable, nous devons utiliser avant un enduit de finition au préalable.

Par la suite un ponçage, une deuxième couche pour une finition parfaite.

Etant donné que j’avais opté pour une mise en peinture et vernis il y a 3 ans, j’ai préféré refaire une peinture complète du dessous de coque avec vernissage de plusieurs couches.

Par la suite, j’ai fait un tour de la remorque. Etant donné qu’un rail de soutien s’était affaissé, la remorque disposait de rouleaux peu adapté à la coque faisait un point de poinçonnement  au niveau de la fissure et du trou. J’ai donc changé les rouleaux par la création d’une rampe centrale en bois recouvert de moquette de 20 cm de large sur 2m de long.

 

Cela me permettra d’avoir une base droite, protectrice par une épaisse couche de moquette.

De la je pourrais re-moquetter les rails de chaque cotés et de les aligner sur le rail central.

La mise en place de protection de garde boue qui se situe  à fleur de la coque, permettra à la fois de rigidifier l’ensemble de l’attelage, mais surtout de protéger la coque lors de la remonté du bateau par grand vent. J’ai du coup disposé une planchette de bois, avec des éponges épaisses en guise de tampons recouvert de moquette.

Une fois la remorque re-faite j’ai pu déposer le bateau dessus, j’ai pu changer ma sonde arrière de place afin de limiter au maximum les turbulences du moteur, un petit aménagement d’une barre de soutien du moteur afin de limiter les chocs sur le tableau arrière et de sauvegarder la trim de moteur.

Une petite création d’une plaque alu pourvu d’autocollant normalisé à la conduite de nuit, afin de rendre compte du porte à faux du moteur pour les automobilistes et un avertisseur pour les trajets de nuits.  Ce système me vient d’Espagne, qui là bas est obligatoire pour prendre la route. Un peu plus de sécurité ne fera pas de mal !

N’hésitez pas à me demander si vous voulez plus d’informations, j’ai été un peu déçu de ne voir que peu de sujet sur le net ! Gardez la Pêche !

Facebook Comments

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*