Le froid porte ses fruits…

L’hiver, la saison tant attendue pour les pêcheurs de carnassiers est bien là.

Certes, loin de moi l’idée d’être heureux de réaliser mes pêches dans des conditions glaciales, mais les résultats sont là !

Aujourd’hui, les grandes marques de pêche nous proposent des combinaisons, des gants, des paires de chaussettes Néoprène et j’en passe, du coup la pêche est tout de même plus plaisante !
En période froide, ce qui est vraiment plaisant pour moi, c’est la clarté de l’eau. La beauté des attaques dans nos pieds, les ferrages à vue… Tout ça me rappelle simplement mon premier brochet fait aux leurres.

Je vous explique un peu, un beau jour de sortie d’hiver, je peignais une zone d’herbes d’une plage avec un 4 play de Savage Gear, je m’amusais simplement à donner un aperçu réaliste a à la nage du leurre entre les petites boules d’herbiers qui se tenaient devant moi. Quand d’un coup je n’ai vu simplement une immense machoire s’ouvrir lors d’une pose pour avaler entièrement mon 4 play de 19 cm !

Mon premier brochet mais qui plus est mon premier ferrage à vue, ma première attaque en direct !
Pour moi la pêche c’est ça, un spectacle d’émotions à nos pieds que beaucoup de gens n’imagineraient jamais.
Je dérive un peu !
Remettons de l’ordre dans tout cela !

La pêche hivernale pour moi consiste à la traque de Sir Esox Lucius, celle-ci permet de rechercher de beaux brochets au bord de roselière, des cassures ou devant leur garde-manger.
Encore la semaine passée j’utilisais de gros leurres, de gros swimbaits pour déclencher des attaques de gros poissons.
J’ai changé de méthodes pour essayer de faire plus en quantité, effectivement je suis passé à ma pêche traditionnelle c’est-à-dire la prospection au leurre souple de taille moyenne, 13 à 15 cm, en linéaire pour la plupart des cas, et faiblement plombé.
Faiblement plombé pourquoi ? Simplement pour donner un effet planant lors de poses ou de la descente du leurre souple dans les couches d’eau.

Mais faire très attention à une chose, la plombée du leurre sera déterminante quant aux battements de la caudale lors de la chute du leurre dans couches d’eau. Sans cela, on ne verra jamais de touche à la descente…

Beaucoup de petites variations peuvent changer cela, ramollir les leurres souples dans de l’eau chaude, augmenter la taille de ses plombés, trouver la bonne taille d’hameçon. Les moindres détails sont à prendre en compte !
En hiver, les détails ne sont pas tout…

Ce serait bien trop facile !


L’ animation est à elle seule le succès assuré d’une pêche réussie: Je m’entends bien, le pêcheur devra alors, lui seul comprendre la volonté du carnassier recherché par sa prospection.
Les plus basiques sont le « stop and go » et le linéaire, puis il existe une multitude de variantes que chacun pourra réaliser entre les deux.

Mais pour moi, l’animation en linéaire n’est pas si basique, Nous disposons aujourd’hui de moulinet pouvant aller d’un ratio de 5 à un ration 10 . Evidement je ne vous apprends rien, mais le ratio déterminera le nombre de centimètres de récupération, ce qui impliquera une nage souple ou stricte du leurre.
Je pense sincèrement que pour bien faire les choses, suivant les saisons, il faut adapter notre matériel à la recherche pourtant semblable des mêmes poissons.
J’enregistre nettement plus de poissons en baissant mon ratio volontairement.

Les poissons en hiver sont plus apathiques et donc nous devons nous adapter à leurs systèmes devenant légèrement plus lent.

C’est comme lors de mon voyage en Espagne, l’eau étant très chaude, moins oxygénée, nous avions pu remarquer que les animations devaient rester souples et non rapides comme certaines pêches de printemps
En tout cas, cette semaine a été une réussite en matière de prises et pourtant, nous sommes que mercredi !

J’ai hâte d’être demain pour voir ce qui se passe sous l’eau !
J’espère que vous avez pu apprécier les quelques mots que j’ai pu vous écrire !

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